Lundi 04 août 2008
Évaluer les conséquences écologiques YP
Éric Darier a pris la relève de Steven Guilbeault
Depuis cinquante ans, notre modèle de consommation se centre sur le réflexe d'aller au centre d'achat ou de prendre sa voiture quand on cherche quelque chose à faire. Cette situation n'est pas venue toute seule: elle a été construite, nous avons été conditionnés à ce réflexe.»
La société moderne a développé des mécanismes de production très efficaces. Basé sur une croissance perpétuelle, ce modèle économique pousse les gens vers la consommation et donne à celle-ci un sens affectif et émotif.
Beck pose en effet que le modèle de la croissance économique ne prend pas en compte les limites des ressources dont il prône l'exploitation. Il possède par contre un dynamisme propre dont la mouvance écologiste pourrait tirer profit.
«La question est donc de savoir si ce dynamisme peut transformer le modèle de façon à ce qu'il soit plus durable. Sans faire du "catastrophisme", l'enjeu est la survie de l'espèce humaine.»
Consommer et manger "local" a certes un impact et les individus doivent agir sur leur environnement immédiat. Mais la structure de production doit aussi être modifiée. C'est bien plus compliqué que de faire du recyclage ou d'interdire le phosphate dans les détergents de lave-vaisselle. Nous le remarquons au niveau des médias qui répètent souvent: "Il faut plus que faire du recyclage, il faut planter des arbres le long des rives, etc." Mais il faut aussi trouver des solutions collectives. Même si, souvent, on n'aime pas les gouvernements, les partis, les entreprises, il faut opérer ce virage au sein de ces partis et de ces entreprises.»
Pour les institutions, il faudrait développer un réflexe vert. Les entreprises et les gouvernements devraient évaluer les conséquences écologiques de tout nouveau projet. Ils le font pour les coûts financiers. Alors, tout budget devrait être accompagné d'une analyse des impacts écologiques.
«La plupart des gens, plus particulièrement les politiciens et les gestionnaires, connaissent très bien tous les enjeux écologiques, ce n'est donc pas le manque d'information qui pose problème. Il appartient maintenant aux citoyens d'exiger des changements de structure et ainsi reprendre le contrôle de l'ordre du jour politique!»
http://www.ledevoir.com/2008/07/21/198618.html
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par jeromet
le 2008-08-04 10:17:21
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Dimanche 27 juillet 2008
Signons la paix avec la Terre YP
Peut-on encore sauver l'humanité?
Koïchiro Matsuura, Directeur général de l'UNESCO
Mais comment? Il va nous falloir plus de science, plus de sobriété, moins de matière, plus de concret, davantage d'éthique et de politique, et non pas moins; et donc un autre contrat, un contrat naturel et une éthique du futur.
Nous avons reçu une seule planète en héritage. Mais qu'en avons-nous fait? La Terre est aujourd'hui un patrimoine en péril, et l'espèce humaine elle-même est en danger.
L'UNESCO vient de publier Signons la paix avec la Terre (Albin Michel / éd. UNESCO), troisième anthologie des Entretiens du XXIe siècle qui réunit, sous la direction de Jérôme Bindé, une quinzaine de scientifiques et d'experts de premier plan, tels que Paul Crutzen, Nicolas Hulot, Javier Pérez de Cuellar, Michel Serres, Mostafa Tolba, Michel Loreau, Souleymane Bachir Diagne ou Edward O. Wilson. Avec leur concours, nous avons réalisé une radiographie prospective de la crise écologique mondiale, accompagnée de propositions pour l'action, dont l'essentiel est résumé dans cet article.
Avons-nous, même après les derniers résumés du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) et la Conférence de Bali, pris conscience de l'ampleur des défis titanesques que l'humanité va devoir relever, alors que le temps déjà lui fait défaut? Je n'insisterai pas sur le diagnostic. Changement climatique, désertification, crise mondiale de l'eau, déforestation, dégradation des océans, pollution de l'air, des sols, de l'eau et des mers, érosion accélérée de la biodiversité: hélas, le tableau est connu.
Les conséquences économiques et géopolitiques d'une telle situation commencent seulement à être chiffrées. Notre guerre à la planète risque d'entraîner un coût de guerre mondiale, comme l'a rappelé le rapport Stern. Et, au bout de la guerre à la nature, ne risque-t-il pas d'y avoir la guerre tout court, devant la pénurie croissante des énergies fossiles et des ressources naturelles et les 150 à 200 millions d'écoréfugiés anticipés par les études prospectives?
Des symptômes
Mais ce que nous interprétons comme des problèmes -- à commencer par les changements climatiques -- ne sont pas tant des problèmes que des symptômes. Le vrai problème, en fait, est celui de la croissance matérielle dans un monde fini, problème qu'avait déjà posé en 1972 le rapport au Club de Rome Limits to Growth. En 1972, nous dit Dennis Meadows, coauteur de ce rapport, «l'humanité était en dessous des limites de la planète, maintenant nous sommes au-dessus», comme l'attestent les données concernant l'empreinte écologique de l'espèce humaine calculées par l'équipe de Mathis Wackernagel. En 1972, nous avions atteint 85 % de ces limites. Aujourd'hui, la consommation humaine des ressources se situe à environ 125 % du niveau soutenable à long terme.
Alors, peut-on encore sauver l'humanité? Oui, nous le pouvons, sans pour autant interdire à l'espèce humaine de se développer et de lutter contre la pauvreté. Pour ce faire, nous devons combiner la croissance et le développement durable, au lieu de les opposer.
Mais comment? Il va nous falloir plus de science,
plus de sobriété,
moins de matière,
plus de concret,
davantage d'éthique et de politique, et non pas moins;
et donc un autre contrat, un contrat naturel et une éthique du futur.
Sociétés du savoir
Plus de science d'abord. Nombreux sont ceux qui pensent: la technoscience, voilà l'ennemi. Mais la main qui inflige la blessure est aussi celle qui la guérit. Nous ne parviendrons pas à sauver la planète et son hôte, l'espèce humaine, si nous ne construisons pas des «sociétés du savoir», qui accordent la priorité à l'éducation et à la recherche. Devant les défis du développement durable, nous devons renforcer nos capacités d'anticipation et de prospective.
Pour sa part, l'UNESCO édifie depuis des décennies une base mondiale de connaissances sur l'environnement et le développement durable, alors même que si peu encore avaient conscience du problème! Dès 1949, l'UNESCO a lancé la première étude internationale sur les zones arides; dès 1970, elle a créé le programme «L'homme et la biosphère», et ses programmes scientifiques mondiaux sur les océans et les géosciences sont reconnus comme des ressources uniques. Le GIEC a beaucoup puisé dans cette base de connaissances qu'il faut continuer d'enrichir et de compléter à l'avenir.
Dématérialisation
Plus de sobriété. Il va nous falloir inventer des modes de consommation moins dispendieux et plus efficaces. Car avec l'extension croissante des modes de développement et de consommation occidentaux aux économies émergentes du Sud, quel autre choix avons-nous? Trois ou quatre planètes Terre seraient nécessaires si l'on étendait tels quels à la planète les styles présents de consommation de l'Amérique du Nord.
Moins de matière. Il va nous falloir «dématérialiser» l'économie et la croissance. Car peut-on arrêter la croissance? Probablement pas. Que faire alors? Il va nous falloir réduire la consommation de ressources naturelles et de matières premières dans chaque unité de production économique, qu'il s'agisse d'énergie, de métaux ou de minerais, d'eau ou de bois. Ce transfert de l'économie vers l'immatériel a déjà commencé, avec la révolution qui remplace les atomes par les bits, qui est le principe de l'essor des nouvelles technologies et des sociétés du savoir. La «dématérialisation» de l'économie pourrait même favoriser le développement des pays du Sud, si les pays du Nord s'engageaient
à dématérialiser un peu plus
que les pays du Sud pendant environ 50 ans.
Mais la plus grande transformation de nos sociétés sera celle de nos attitudes et de nos comportements: comment dématérialiser la production si nous restons matérialistes? Comment diminuer notre consommation si le consommateur en nous dévore le citoyen? L'éducation au développement durable sera le levier de cette mutation.
Traité de paix
avec la nature
Plus de concret: pour combler le fossé entre utopie et tyrannie du court terme, il faut des projets concrets et réalistes, y compris à l'échelle internationale. Voici un exemple qui concerne la biodiversité: pour préserver les 34 zones écologiques jugées les plus prioritaires, qui ne couvrent que 2,3 % de la surface terrestre du globe mais abritent 50 % des espèces connues de plantes vasculaires et 42 % des mammifères, oiseaux, reptiles et amphibies, il faudrait environ 50 milliards de dollars, soit moins de 0,1 % du PIB mondial.
Un contrat naturel: pour cesser d'être les parasites de la Terre, nous devons accepter de signer un nouveau traité de paix avec la nature. Nous avons déjà un contrat social qui lie les hommes, il nous faut maintenant nous lier à la nature. L'idée paraîtra étrange à certains, mais elle est une suite logique de la prise de conscience écologique. Si désormais nous protégeons telles espèces, si nous préservons des paysages dans des parcs naturels, c'est que peu à peu nous reconnaissons dans la nature un véritable sujet de droit.
La vraie démocratie du futur sera prospective ou ne sera pas: l'éthique du futur, qui exige que nous léguions un monde vivable à nos enfants, saura y jeter un pont entre l'économie et l'écologie, entre la croissance et le développement durable.
http://www.ledevoir.com/2008/07/26/199259.html
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Parmi les pistes de solutions, on suggère d'investir massivement dans les énergies renouvelables, mais aussi de mettre en place des mécanismes permettant de financer ce virage vert, surtout pour les plus démunis. Pour y parvenir, les chercheurs proposent de tout faire pour réduire le recours à l'évasion fiscale afin de recueillir les sommes qui sont nécessaires aux finances publiques. On pourrait alors créer des postes de «cols verts» afin d'implanter les différentes réformes, dont des programmes de «reconstruction écologique», notamment pour les immeubles.
Il faudrait aussi imposer des prix pour les carburants fossiles qui tiendraient compte des coûts écologiques «et qui sont assez élevés pour contrecarrer les changements climatiques en créant les incitatifs économiques nécessaires pour conduire à plus d'efficacité et à la mise en marché de carburants alternatifs».
Les auteurs de l'étude soutiennent d'ailleurs qu'il est urgent de donner aux pays pauvres les moyens de se sortir de la misère sans aggraver les changements climatiques. Pour ce faire, ces pays devraient bénéficier d'investissements massifs pour leur permettre de s'adapter à ces changements, mais aussi pour développer les énergies renouvelables. Enfin, les pays du globe sont dans l'obligation de déterminer une cible commune de réduction des gaz à effet de serre qui permettrait de maintenir l'élévation de la température moyenne dans le monde à moins de deux degrés Celsius.
par jeromet
le 2008-07-27 22:55:05
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Samedi 19 juillet 2008
Partageons YP
Héros de la lutte contre l'Apartheid et icône mondiale de la paix, Nelson Mandela a fêté vendredi ses 90 ans entouré de ses proches dans son village de Qunu, dans le sud-est de l'Afrique du Sud. L'ancien président sud-africain en a profité pour appeler les riches du pays à plus de générosité pour aider leurs nombreux concitoyens pauvre.

par jeromet
le 2008-07-19 08:58:02
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Dimanche 13 juillet 2008
Les boissons énergisantes suscitent de l'inquiétude YP
Coincée entre ses devoirs, ses activités parascolaires et son emploi chez Wendy's, Megan Ward n'arrêtait pas une seconde. L'adolescente de 16 ans a donc commencé, l'an dernier, à avaler une boisson énergisante Red Bull ou Monster avant ses cours et parfois une autre avant d'aller s'entraîner en soirée.
«J'avais besoin d'énergie, a dit la jeune femme. Le matin, ça me donne ce petit élan dont j'ai besoin pour me lever et commencer ma journée. L'effet finit par passer, et je suis prête à partir.»
Les boissons énergisantes qui regorgent de caféine et de sucre sont devenues la boisson de choix de plusieurs adolescents. Environ 30 % d'entre eux en consomment tous les jours, selon un sondage réalisé aux États-Unis, contre 20 % en 2002. En comparaison, seulement 14 % des adultes disent boire une boisson énergisante chaque jour.
Si les adolescents aiment le goût, l'effet et le côté «cool» de ces breuvages, leur popularité commence à inquiéter plusieurs responsables et experts médicaux. Ils se préoccupent par exemple de leur teneur élevée en sucre et en caféine, de la tendance des jeunes à les mélanger avec de l'alcool et de campagnes publicitaires qui semblent cibler les adolescents avec des noms comme «Cocaine».
Redux Beverages, la compagnie qui fabriquait «Cocaine», offre aussi une poudre à mélanger appelée «Blow», le nom couramment donné à la cocaïne.
En Floride, par exemple, des responsables scolaires pourraient interdire ces breuvages depuis que quatre étudiants sont tombés malades après en avoir bu. Dans le comté de Palm Beach, par ailleurs, un jeune de 16 ans a perdu la vie après avoir mélangé des boissons énergisantes avec de l'alcool, selon ses parents.
Les jeunes qui mélangent boissons énergisantes et alcool risquent aussi davantage d'être victimes de blessures ou d'accidents que les jeunes qui consomment uniquement de l'alcool, selon une étude réalisée par la faculté de médecine de l'université Wake Forest. «Ils peuvent boire plus longtemps sans se sentir ivres et ils boivent davantage sans se sentir ivres, a expliqué l'auteure de l'étude, la professeure Mary Claire O'Brien. Mais ils sont quand même soûls. Ils ne s'en rendent simplement pas compte.»
Mais qu'est-ce qui constitue une consommation «raisonnable» de caféine? Impossible à déterminer, dit Laura Juliano, qui enseigne la psychologie à l'American University. Impossible de formuler une équation à partir du sexe, de la race et de l'indice de masse corporelle et d'en arriver à un chiffre précis.
Plusieurs facteurs -- comme la génétique, le tabagisme et les contraceptifs oraux -- pourront avoir un impact. Pour les enfants de 12 ans et moins, Santé Canada recommande un apport quotidien maximal en caféine de 2,5 milligrammes par kilogramme de poids corporel. Pour les femmes en âge de procréer, l'apport maximal recommandé est de 300 mg de caféine par jour, soit un peu plus de deux tasses de café de 8 onces (237 ml). Pour les autres adultes en bonne santé, le maximum quotidien recommandé est de 400 mg.
Certaines boissons énergisantes peuvent contenir jusqu'à 500 mg de caféine par cannette de 700 ml. Ces boissons peuvent nuire au sommeil des jeunes, les rendre nerveux et ajouter des calories inutiles à leur alimentation, explique la nutritionniste Joan Salge Blake, avant d'ajouter que ces boissons remplaceront des aliments plus sains comme le lait écrémé, qui est essentiel à l'apport en calcium et vitamine D.
http://www.ledevoir.com/2008/06/10/193377.html
par jeromet
le 2008-07-13 15:10:23
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Lundi 16 juin 2008
Pour l'indépendance politique et pétrolière YP
Bernard Landry, Professeur au département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l'UQAM et ancien premier ministre du Québec
Au cours des 50 dernières années, il m'est arrivé à deux occasions d'assister et de participer à une vaste mobilisation de la société québécoise ayant permis à notre nation de redonner un souffle nouveau à son économie: la nationalisation de l'électricité et les grands travaux hydroélectriques dans les années 60 et 70; puis le virage technologique, amorcé dans les années 80 et complété dans les années 90.
Il est temps, pour le Québec, d'y aller d'une troisième grande mobilisation pour redonner du souffle à notre économie pour une génération ou deux. Cette fois, il s'agit de libérer le Québec de sa dépendance au pétrole. En plus de permettre l'enrichissement collectif de la nation québécoise, cette vaste corvée nationale nous permettra également de contribuer puissamment à la lutte contre le réchauffement climatique.
Au moment où j'écris ces lignes, le baril de pétrole se vendait à 139 $ sur les marchés. À ce prix, le pétrole devient ruineux pour l'économie québécoise, creusant un déficit commercial abyssal. Certains analystes, dont Jeff Rubin de la CIBC, nous annoncent un prix de 200 $ le baril d'ici 2010. À ce prix, ce sont plus de 50 milliards de dollars qui sortiront du Québec. Il s'agit là d'une perte sèche pour l'économie québécoise, une véritable saignée! Il nous faut y mettre fin et réagir sans tarder.
Économie sans pétrole
Le Québec n'est d'ailleurs pas seul à souffrir d'une telle flambée des prix, comme en font foi les désordres sociaux en Europe et l'inquiétude grandissante aux États-Unis. Le pétrole étant une ressource épuisable, tous les pays du monde devront un jour ou l'autre s'en passer. Il est donc impératif de commencer le plus tôt possible à réduire notre dépendance.
Or, le Québec a un avantage que les autres n'ont pas: nous sommes l'endroit dans le monde, avec la Norvège, dont le pétrole est la composante la moins importante du bilan énergétique. Autrement dit, le Québec est déjà la société la moins dépendante du pétrole dans le monde occidental. Sans même tenir compte des ressources potentielles de gaz naturel, le Québec dispose d'énormes ressources énergétiques propres, comme l'hydraulique et l'éolien. Ces ressources nous permettent d'envisager une économie sans pétrole.
Le Québec possède tous les atouts pour devenir un leader nord-américain dans la course vers l'économie sans pétrole. Que ce soit en matière de ressources énergétiques, de technologies électriques ou des matériaux, notre nation a tous les ingrédients pour contribuer à transformer le monde et pour s'enrichir. J'imagine très bien le Québec ajouter la fabrication d'automobiles électriques à celle des trains et des avions, où nous sommes déjà des leaders mondiaux. Rien ne nous empêche d'imaginer le Québec, dans 10 ou dans 20 ans, comme l'un des endroits les plus prospères en Amérique du Nord.
Intérêts stratégiques opposés
Devant cette ambition légitime et réaliste se dresse par ailleurs un obstacle majeur: les intérêts divergents du Canada. En effet, si le pétrole appauvrit le Québec, il a beaucoup enrichi le Canada ces dernières années. Le Canada est en quelque sorte devenu un pays pétrolier, comme en fait foi la valeur du dollar canadien, qui est largement déterminé par le prix du brut. Cela fait en sorte que les politiques du gouvernement fédéral -- et a fortiori d'un gouvernement Harper inféodé à l'industrie des sables bitumineux -- sont élaborées en fonction des intérêts pétroliers.
Alors que les intérêts stratégiques du Québec l'amènent à se diriger vers une économie sans pétrole, les intérêts stratégiques du Canada l'amènent sur le chemin opposé. Si on ajoute à ce constat les ravages que fera inévitablement le déséquilibre fiscal sur la capacité financière de notre État national, nous devons conclure que jamais les intérêts économiques de chacune des deux nations n'ont été aussi divergents.
Action ou inertie
La course contre la montre est lancée. Soit le Québec amorce rapidement cette grande mobilisation pour nous défaire du pétrole et il se donne une occasion formidable d'enrichissement collectif. Soit il se laisse guider par l'inertie qui le fait demeurer dans le giron pétrolier du Canada.
La souveraineté, qui est la réponse inéluctable à nos aspirations et à notre volonté de participer au concert des nations, est également le chemin le plus sûr d'un Québec à la fois prospère et exemplaire en matière de lutte contre les changements climatiques. Plus que jamais, l'heure est à l'indépendance politique... Et pétrolière!
http://www.ledevoir.com/2008/06/13/193748.html
par jeromet
le 2008-06-16 11:05:14
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Dimanche 08 juin 2008
Possible troubles de santé a long terme YP
SANTÉ: LES JEUNES CANADIENS TROP RIVÉS À LEURS
ÉCRANS
Les jeunes Canadiens ne font pas assez d'exercice
et continuent à passer trop de temps devant des
écrans. L'organisme Jeunes en forme Canada a fait
ce constat en publiant mardi un bulletin de
l'activité physique chez les enfants et les jeunes
en 2008. 90% des jeunes n'adhérent toujours pas aux
recommandations du Guide d'activité physique
canadien. En fait, les jeunes de 10 à 16 ans
passent jusqu'à trois fois plus de temps devant un
écran de télévision, d'ordinateur ou de vidéo que
ce qui est recommandé par le Guide et restent
jusqu'à six heures par jour devant un écran, soit
42 heures par semaine. Le bulletin révèle que même
les enfants d'âge préscolaire passent beaucoup plus
de temps devant un écran, soit environ deux heures
par jour. Selon le Dr Mark Tremblay, directeur
scientifique pour Jeunes en forme Canada, cette
inactivité pourrait entraîner des troubles de santé
à long terme, comme le diabète, les maladies
cardio-vasculaires ainsi que des maladies
dégénératives chroniques.
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UN TRIBUNAL CANADIEN APPROUVE LE PLAN DE RESTRCURATION DU PCAA
La Cour supérieure de l'Ontario a approuvé jeudi le plan de restructuration des 32 milliards de dollars de "papier commercial adossé à des actifs", des placements à risque qui sont gelés depuis l'été 2007. Le tribunal a accepté un amendement proposé au plan qui devrait permettre à certains porteurs de billets, dans des conditions déterminées, d'intenter des réclamations pour fraude contre des courtiers ayant négocié ces titres. La mise en oeuvre du plan de restructuration devrait être complétée d'ici la fin juin. Ce secteur financier canadien a été victime l'été dernier de la crise des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis. Le papier commercial adossé à des actifs (PCAA), un billet à court terme étant généralement négocié sur des périodes de trois mois, est gelé depuis le début de la crise, ce qui place certains investisseurs dans une situation difficile, puisqu'ils comptaient sur la liquidité de leurs placements. Plusieurs investisseurs envisagent d'entamer des poursuites judiciaires contre ceux qui leur ont vendu les titres contaminés.
par jeromet
le 2008-06-08 15:23:21
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Vendredi 30 mai 2008
1 800 ACCOMMODEMENT YP
- Dans l'espoir d'éviter des tensions et prévenir tout dérapage, Québec mettra sur pied une ligne 1 800 pour aider les commerçants, fonctionnaires, enseignants et autres «décideurs» à traiter les demandes d'accommodements raisonnables.
Le gouvernement a confié à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse le soin de mettre en place une équipe d'avocats et de spécialistes. Ces derniers répondront à toutes les questions qui leur seront soumises par une ligne téléphonique 1 800.
«L'idée, c'est d'aborder les demandes au cas par cas, en informant les gestionnaires, tant du secteur public que du privé, de même que l'ensemble des citoyens, de leurs droits et obligations en matière d'accommodement raisonnable. Les conseillers seront en mesure d'offrir un éclairage précis et au cas par cas sur ce qui est raisonnable et sur ce qui est déraisonnable», a poursuivi la même source.
La ligne 1 800 devrait être opérationnelle vers la fin du mois de juin.
http://www.ledevoir.com/2008/05/27/191456.html
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Et on oublie en outre trop souvent que les demandes d'accommodement ne sont pas le seul fait des «nouveaux venus»! C'est une surenchère soudaine dans les demandes (locaux de prière, augmentation de congés payés, kirpan, etc.) mêlée à du dénigrement envers la réalité historique du Québec (sapins et chants de Noël, crucifix, etc.) qui a déstabilisé un statu quo peu vulgarisé...
Quand l'arrogance et la suffisance transforment une demande en revendication, quand le cas particulier devient une demande communautaire, quand un privilège devient abusif, l'opinion publique réagit, se sentant flouée, trahie, menacée, pour avoir été trop généreusement ouverte: elle réclame des balises nettes et précises.
http://www.ledevoir.com/2008/05/27/191451.html
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par jeromet
le 2008-05-30 07:22:10
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Mercredi 28 mai 2008
21 "sages" pour une mondialisation moins sauvage YP
La publication du rapport de la commission Croissance et développement, jeudi 22 mai, sonne la fin du tout-libéralisme en vogue depuis la fin du XXe siècle en matière de politiques de développement économique. Elle annonce un nouveau consensus pour une mondialisation moins sauvage.
Cette commission ne peut être suspectée d'altermondialisme : présidée par le Prix Nobel américain Michael Spence, un libéral orthodoxe, elle compte vingt et une sommités, dont un autre Prix Nobel américain, Robert Solow, d'anciens chefs de l'Etat ou premiers ministres, des ministres des finances, des représentants de l'ONU et de la Commission européenne, des gouverneurs de banques centrales, ainsi que le patron de la première banque privée du monde, Citigroup.
Créée en avril 2006 et épaulée par la Banque mondiale, la commission s'est penchée sur un phénomène qui ne s'était jamais produit avant le milieu du XXe siècle : depuis 1950, treize pays ont connu un fort taux de croissance de 7 % par an, pendant au moins vingt-cinq ans d'affilée.
Il s'agit du Botswana, du Brésil, de la Chine, de Hongkong, de l'Indonésie, du Japon, de la Corée du Sud, de la Malaisie, de Malte, d'Oman, de Singapour, de Taïwan et de la Thaïlande.
La commission Croissance et développement a étudié les recettes qui ont permis ces étonnantes success stories où voisinent la petite île de Malte et le géant chinois, un temple du libre-échange comme Singapour et une économie très dirigée telle la Malaisie.
Ils en tirent des conclusions qui vont à l'encontre du "Consensus de Washington", cette théorie adoptée par les institutions internationales et élaborée par l'économiste John Williamson à la fin des années 1980, et qui prônait la réduction des déficits, des impôts et des dépenses publiques, l'accélération des privatisations et des déréglementations.
Le rapport de la Commission est sans ambiguïté. "La principale de nos conclusions est que la croissance indispensable pour faire reculer la pauvreté et assurer un développement durable réclame un Etat fort", commente Kemal Dervis, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et ancien ministre des finances de Turquie.
Le rapport ne conteste pas la nécessité de la mondialisation et de l'ouverture économique et commerciale, seules capables de créer des richesses à long terme. Ni le repli sur le marché national, ni le protectionnisme ne sont efficaces à long terme. Mais "les orthodoxies ont leurs limites", prévient le rapport, qui ajoute : "S'il existait une seule doctrine de la croissance valable, nous l'aurions découverte."
Il estime que "plus l'économie croît, plus une administration publique active et pragmatique a un rôle crucial à jouer". Ce qui signifie "une planification à long terme", des fonctionnaires mieux payés pour obtenir "une administration compétente, crédible et motivée", des investissements publics dans les infrastructures, l'éducation et la santé, car "loin d'évincer l'investissement privé, ces dépenses l'attirent".
Le Consensus de Washington ignorait les conséquences sociales des politiques qu'il préconisait. A rebours, la commission Croissance et développement investit ce domaine, car elle est convaincue que l'insécurité économique fragilise le soutien des populations aux réformes nécessaires à la réussite de la mondialisation. Elle demande donc que les destructions d'emplois ne soient pas empêchées, mais qu'elles soient accompagnées par des programmes sociaux aidant les personnes à s'adapter à la nouvelle donne.
Dans le même esprit, elle conseille aux gouvernements de contenir les écarts de revenus que la croissance provoque toujours dans un premier temps et qui pourraient déclencher des troubles.
Loin des certitudes des néoconservateurs américains, qui refusent de dissocier développement et démocratie à l'occidentale, la commission se soucie peu du régime politique qui gère la croissance. Que le pouvoir appartienne à un parti unique, à plusieurs partis ou à des technocrates, l'important est que le cap de la croissance soit maintenu, selon la méthode de l'ancien secrétaire du Parti communiste chinois, Deng Xiaoping, qui conseillait de "traverser la rivière en tâtant les pierres".
Cet appel à une sorte de principe de précaution économique tranche avec la suffisance qui conduisait les équipes de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) à imposer brutalement aux pays en développement l'orthodoxie budgétaire, fiscale et monétaire imaginée à Washington.
Enfin, l'environnement n'était pas au menu des travaux de la commission. Le réchauffement climatique s'est progressivement imposé, au point que Michael Spence appelle désormais les pays industrialisés à "stopper leurs subventions à l'énergie et aux biocarburants".
Le rapport invite les pays en développement à se soucier de leurs émissions de gaz à effet de serre et de la pollution de leurs eaux, sans attendre d'être plus riches, faute de quoi cette insouciance leur "coûtera extrêmement cher".
Alain Faujas
http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/05/22/21-sages-pour-une-mondialisation-moins-sauvage_1048251_3234.html
par jeromet
le 2008-05-28 09:13:35
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Vendredi 16 mai 2008
«Anybody but Harper !» YP
Elizabeth May au Devoir - «Anybody but Harper !»
Louis-Gilles Francoeur
Les électeurs doivent d'abord penser à la planète, dit la chef du Parti vert
Parce qu'elle estime que l'actuel gouvernement conservateur est une menace pour la planète et que l'enjeu climatique doit transcender les lignes partisanes traditionnelles, Elizabeth May, la chef du Parti vert du Canada, se dit prête à engager un débat stratégique avec les trois partis d'opposition à Ottawa pour envisager des formes de collaboration électorales inédites afin de faire échec à toute réélection du parti de Stephen Harper.
http://www.ledevoir.com/2008/05/14/189671.html
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par jeromet
le 2008-05-16 08:35:56
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Vendredi 02 mai 2008
Oui, les choses bougent… à chacun de nous d’agir maintenant ! YP
Les changements climatiques ont beau représenter un problème planétaire, c’est par nos actions concrètes, dans nos maisons, nos écoles et nos communautés que nous réussirons, ensemble, à relever le grand défi qui nous attend.
Vous trouverez, dans les sites Internet qui suivent, des ressources précieuses ainsi que des conseils et des exemples inspirants.
Oui, les choses bougent… à chacun de nous d’agir maintenant !
Agence de l'efficacité énergétique
http://www.aee.gouv.qc.ca/index.jsp
Cet organisme québécois se consacre à contrer le gaspillage d’énergie autant dans les domaines de l’habitation, des transports qu’en industrie. Le site vous fournit nombre de conseils pratiques: des trucs pour économiser l’énergie à la maison (appareils électriques, isolation, chauffage), des moyens pour rendre les véhicules automobiles moins énergivores ainsi que des activités et expériences à faire en classe pour apprendre à utiliser l’énergie de façon rationnelle. Êtes-vous « énergi-sage » ou « énergivore »? Faites le test pour le savoir. Votre maison consomme-t-elle trop d’énergie? Utilisez le calculateur d’énergie pour vérifier…et agir!
Recyc-Québec
http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca
Ce site donne de nombreuses réponses aux questions qu’on se pose chaque jour face au recyclage. «L’abc du bac à recyclage» constitue un précieux guide, avec explications simple à l’appui. On y retrouve également une section très pratique pour la gestion des matières résiduelles à la maison, à l’école ou au bureau, des outils de sensibilisation et une section jeunesse à la fois ludique et instructive.
L'Office de l'efficacité énergétique (OEE)
http://oee.nrcan.gc.ca/francais/index.cfm
Ce site montre comment économiser l'énergie, réduire les émissions de gaz à effet de serre qui contribuent aux changements climatiques et économiser de l'argent à la maison, au travail et sur la route.
Ensemble pour faire plus avec moins
http://www.ecoaction.gc.ca/index-fra.cfm
Ce site du gouvernement canadien explique les changements climatiques et ses incidences sur nos vies. Après un rappel du plan d'action du Canada sur les changements climatiques, le site explique les différents programmes gouvernementaux et donne de nombreuses ressources. Le tout est complété par une revue de l'actualité et par des liens.
Le Centre québécois d’actions sur les changements climatiques
http://www.changementsclimatiques.qc.ca
Résultat des efforts de six organismes, ce centre vous informe sur les changements climatiques (causes, impacts et solutions) et vous tient au courant des diverses activités portant sur le sujet (salons, conférences, colloques, etc.). Il propose des « outils d’actions » aux individus, entreprises et gouvernements désireux de contribuer à la sauvegarde de l’environnement. L’interface demeure cependant un peu aride.
Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets
http://www.fcqged.org
Les groupes et individus membres du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED) participent activement à la mise sur pied d'alternatives aux méthodes traditionnelles de traitement des déchets (incinération et enfouissement pêle-mêle). Ces nouvelles méthodes sont fondées sur une approche écologique et démocratique, c'est-à-dire, dans l'ordre: la réduction à la source, la réutilisation, le recyclage/ compostage, et ce, à l'intérieur de processus démocratiques.
Équiterre
http://www.equiterre.org/
Cet organisme environnemental bien connu met à votre disposition un calculateur pour évaluer vos coûts de transport ainsi que vos émissions de CO2. Il vous propose d’utiliser une combinaison de modes de transport autant économique qu’écologique. Vous pourrez également vous renseigner sur l’efficacité énergétique, l’agriculture écologique et le commerce équitable. Le bottin Équiterre vous permettra de trouver les commerces de produits équitables, biologiques et locaux ainsi que les fournisseurs de services d'efficacité énergétique et de transports écologiques près de chez vous.
Energyoffice (en français)
http://www.energyoffice.org/french/index.html
Résultat d’une initiative conjointe entre cinq pays européens, ce site vous donne toutes les informations nécessaires pour bien utiliser l’énergie – et l’économiser – dans les bureaux, de la machine à café à la photocopieuse en passant par le chauffage et l’éclairage. Vous y trouverez également des outils (affiches et documents) pour sensibiliser et convaincre vos collègues (et patrons?)…
novae
http://www.novae.ca/
novae se donne pour mission d'aider les professionnels à adopter de nouvelles pratiques d’affaires, à la fois performantes et respectueuses des individus et de l’environnement. novae [prononcer nova-é] est une plateforme d'information et d'échanges destinée à promouvoir le développement durable et les pratiques d'affaires responsables auprès des entreprises.
Éconologie
http://www.econologie.com
Concilier économie et écologie, est-ce possible? L’auteur de ce site, un ingénieur spécialisé en énergétique, en est convaincu. Outre les informations sur des procédés permettant d’économiser le carburant destiné aux voitures, le site propose quelques solutions novatrices dans le domaine de l'environnement ou de l'énergie. En consultant la section « Kyot'Home », vous trouverez des astuces pour réduire vos émissions et pourrez atteindre les objectifs de Kyoto chez vous, dans votre maison ou votre appartement.
par jeromet
le 2008-05-02 12:39:55
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